Troubles alimentaires

Comment prévenir les troubles alimentaires chez les jeunes

Au Canada, près d’une jeune fille sur trois, âgées de 12 à 18 ans, est aux prises avec une perturbation au niveau de sa relation avec la nourriture, et plus de 40% des adolescentes ont une image corporelle négative. Il faut aussi savoir qu’une relation malsaine avec la nourriture et son corps prévale aussi chez les garçons. En fait, 10% des chiffres mentionnés plus tôt sont de sexe masculin. Ces enjeux pourraient engendrer des troubles alimentaires qui peuvent avoir des conséquences néfastes sur la santé physique et psychologique.

Les causes

Les causes des troubles alimentaires sont multifactorielles : facteurs psychologiques, génétiques, socioculturels, et familiaux. Même si le rôle des parents peut être un facteur contribuant à l’apparition d’un trouble de l’alimentation, ce n’est certainement pas l’unique cause et il est important de ne pas se blâmer si votre enfant développe une relation malsaine avec la nourriture.

Pour une meilleure prévention

Par contre, vous pouvez contribuer à la prévention des troubles alimentaires chez votre enfant en posant certains gestes. Par exemple, vous pouvez valoriser davantage votre enfant en misant sur ses forces et ses qualités plutôt que sur son apparence physique. Il est normal de dire à son enfant que vous le trouvez beau. Par contre, à mettre répétitivement l’emphase sur ce genre de compliment, votre l’enfant pourrait se défini uniquement par apparence physique au point où cela pourrait devenir une obsession.

Du côté de l’alimentation, évitez d’utiliser la nourriture comme récompense ou punition. Par exemple, si on négocie toujours avec son enfant pour qu’il finisse de manger ses légumes pour avoir du dessert, il pourrait associer à tort que la seule façon de se récompenser est de manger du dessert. Encouragez-le plutôt à respecter ses signaux de faim et satiété et ne l’obligez pas à finir son assiette. En tant que parent vous décidez de la qualité alimentaire mais il est important de laisser à l’enfant décider de la quantité de nourriture dont il a besoin.

Les enfants ont tendance à absorber les paroles des adultes. Ainsi, afin de promouvoir une saine relation avec la nourriture chez l’enfant, évitez de catégoriser les aliments comme « bons » ou « mauvais ». Par exemple, des commentaires tels que « Ne mange pas trop de chips car cela fait engraisser » pourraient faire développer chez l’enfant l’association que les chips équivalent indéniablement à la prise de poids et cela pourrait engendrer de la restriction. De plus, les aliments interdits deviennent plus attrayants et d’ailleurs les études ont prouvé que la restriction et les aliments interdits peuvent mener à une obsession de la nourriture et peut-être même à des rages alimentaires.
Donc, au lieu de dichotomiser les aliments, pensez plutôt à promouvoir une alimentation équilibrée où tous les aliments peuvent être permis en quantité modérée et en essayant d’être à l’écoute des signaux de faim et satiété.